Consignes pour le Coronavirus

Information Coronavirus

Le traitement media de la crise du Coronavirus est anxiogène, mais nous disposons de suffisamment de connaissances sur ce virus pour pouvoir nous adapter avec sang froid, même si les dispositions à prendre peuvent être contraignantes, et s’il nous faut envisager une durée d’au moins 45 jours.

Nous nous efforçons de tenir cette page à jour régulièrement, en fonction des informations disponibles.

Publication 21/03 11:57, dernière MAJ 17/05 19:11

Ce que nous savons :

Ce virus est contagieux, et peut causer des difficultés respiratoires, létales dans une très faible proportion des cas, la mortalité augmentant nettement avec l’âge. Si d’ordinaire, la médecine permet d’en guérir, la difficulté réside dans sa contagiosité : si un nombre important de personnes sont contaminées simultanément, il en découle une saturation des ressources hospitalières, et il devient impossible de soigner tout le monde à la fois. D’où la nécessité, en début d’épidémie et dans le cadre d’une cinétique inconnue, de ralentir sa progression pour étaler la vague des malades. Cette nécessité a disparu aujourd’hui (17/05/20)

Voyons tout d’abord les éléments connus qui nous intéressent :

  • La contagiosité de ce virus d’origine incertaine est de 1.7 à 3.4 fois supérieure à celle de la grippe saisonnière, selon les sources. Les taux de létalité publiés varient entre 0,3% et 8,3% selon les pays, cette forte variabilité s’expliquant par l’hétérogénéité des méthodes de comptage et les conditions du traitement des malades : ils ne sont pas significatifs. Le taux potentiellement le plus fiable est fourni par la Chine (à la limite près de la sincérité des chiffres), qui a un fort taux de dépistage, et se situe à 0,3%. Les données d’expérience du Diamond Princess sont à 1.1%, avec le biais de l’âge moyen élevé de la population concernée (par comparaison Ebola est à 54%, la grippe  à 0.1%). 80% des cas sont bénins ou asymptomatiques, 15% des cas sont sévères, et 5% des cas sont graves, nécessitant une unité de soins intensifs (avec usage de respirateur dans la moitié des cas). Le taux de mutation du virus est significatif (virus à ARN, proche de celui du SRAS), mais le risque de mutation vers une forme plus dangereuse est faible.
  • Il attaque tout le monde, mais la mortalité est nulle chez les enfants, et quasi nulle en dessous de 50 ans, selon les chiffres fournis par la Chine. Les hommes sont davantage attaqués que les femmes. Les personnes les plus vulnérables sont les personnes âgées, en surpoids, diabétiques, hypertendues, présentant des fragilités du système respiratoire. Il se dessine que le virus Covid-19 ne tuerait pas directement, mais par l’intermédiaire d’une bactérie intestinale qu’il infecterait, la Prevotella. (ce qui expliquerait la surmortalité des obèses, entre autres).
  • La période d’incubation du virus, c’est à dire la période dans laquelle vous êtes porteur sans avoir encore de symptômes, va de 2 à 14 jours. Et dans de très nombreux cas, la maladie ne s’exprime que par des symptômes bénins : vous êtes porteur du virus (et contaminant), mais vous ne le savez pas. La durée moyenne du portage viral est de 20 jours, en l’absence de traitement.
  • Sa présence est avérée dans les fluides biologiques des personnes contaminées : salive, sécrétions du nez, sang, urines, selles.
  • La maladie peut se transmettre directement d’une personne à l’autre par le biais de gouttelettes respiratoires expulsées par le nez ou par la bouche lorsqu’une personne tousse ou éternue. Ces gouttelettes peuvent aussi se retrouver sur des objets ou des surfaces autour de la personne en question : on peut alors contracter la COVID-19 si on touche ces objets ou ces surfaces et si on se touche ensuite les yeux, le nez ou la bouche (OMS). En effet, la peau est une frontière naturelle qui nous protège efficacement, mais si nous contaminons une muqueuse ou une plaie, là le virus peut s’infiltrer dans le corps, et remonter jusqu’aux bronches, sa destination finale. Environ 80% des infections virales sont transmises par les mains.
  • Lorsque nous toussons ou éternuons, nous émettons un nuage de particules de différentes tailles : les particules de plus de 100µ peuvent aller jusque 2 mètres, tandis que les plus petites peuvent aller jusqu’à 6 m (MIT). Cependant, plus la gouttelette est petite et moins la potentielle charge virale est importante, aussi la plupart des experts pensent qu’une contamination par voie aérienne (y compris via les particules fines) est peu probable.
  • La survie du virus dépend du support et les conditions physiques. Une atmosphère humide et une basse température sont favorables à sa survie. Le temps de survie va de 4 heures sur du cuivre (le cuivre est une biocide, voilà pourquoi les poignées de portes sont souvent en laiton), à 24 heures sur du carton, et à 2 à 3 jours sur fer et plastique (Etude USA), voire même 9 dans certains cas favorables (Etude allemande). Cependant, ces tests ont été faits en laboratoire avec des charges virales beaucoup plus importantes que celles se trouvant dans les circonstances naturelles. La charge virale diminuant très vite avec le temps, les durées publiées sont des maximales.
  • Il n’y avait aucun médicament connu, en dehors d’une efficacité anti-virale incertaine de certaines huiles essentielles, et de certaines plantes comme le ginseng, qui renforcent l’immunité naturelle, ou l’artemisia (armoise). Le Pr P-J Raybaud préconise les inhalations très chaudes, toutefois sans présenter de résultats d’expérimentation. Les recherches menées par le Pr. Didier Raoult (video) ont démontré l’efficacité de la chloroquine (risque cardiaque possible à dose élevée, automédication à éviter) associée à l’azythromycine, permettant de réduire le temps de portage à 4-6 jours, malgré un protocole de test suscitant des polémiques. De très nombreux praticiens confirment les bons résultats obtenus avec cette association, qui est le remède le plus fréquemment prescrit par les médecins. Lorsque la maladie est à un stade avancé, l’action de l’azythromicine, éventuellement renforcée par du zinc, donnerait également de bons résultats, d’autres essais sont également menés.
  • Des tests d’autres antiviraux sont effectués par beaucoup de laboratoires, sans résultats probants pour l’instant. Une course au vaccin (et aux profits) est déclenchée entre les laboratoires (Attention un vaccin insuffisamment testé resterait dangereux).
  • Les conséquences de cette maladie ne sont pas encore très bien connues, mais il y a des risques de fibrose pulmonaire. Il perturbe aussi le système nerveux.
  • A l’heure actuelle, il est raisonnable d’estimer qu’un patient guéri est le plus souvent immunisé, au moins pour un certain temps, contre le coronavirus.
  • Le nombre de malades atteints en France ne cesse de baisser à partir du 04/04/2020. L’évolution de la maladie suit une courbe en cloche classique, et laisse prévoir une extinction naturelle dans les tout prochains jours. D’ores et déjà, les services hospitaliers ne sont plus débordés.

Ce qu’il faut faire pour se protéger et protéger vos proches :

Mise à jour 16/05

L’évolution de l’épidémie continue à suivre la courbe en cloche qui en laisse prévoir l’extinction dans les tous prochains jours. Cette diminution du niveau de risque auquel nous sommes soumis rend raisonnable un assouplissement des règles de sécurité à prendre en compte.

Le respect absolu des « gestes barrières » ne rend pas invulnérable. Cette appellation, comme toutes les appellations marketing, est dangereuse (un meilleur terme serait simplement « mesures de protection »). Il s’agit ici de se servir de ses neurones et de ses connaissances, pour diminuer le risque. A chacun d’estimer ensuite la prise de risque raisonnable, en fonction de ses impératifs et contraintes. Ci-dessous les propositions que nous recommandons, classées en « à respecter impérativement » (I), et « le plus possible » (P).

  • I Se laver les mains systématiquement, au savon : Le lavage des mains est une mesure qui pourrait paraître peu crédible tellement elle est simple, mais en réalité elle fait partie des mesures les plus efficaces : le virus est entouré d’une membrane lipidique (grasse), qui est dissoute par le savon et l’eau, détruisant le virus (le vinaigre est inefficace dans ce cas, tout comme le whisky, même excellent, qui ne contient que 40% d’alcool). Donc se laver les mains au savon, avant de déjeuner, avant et après passage aux toilettes, après contact avec un objet potentiellement contaminé. En collectivité, se sécher les mains avec un essuie-main à usage unique. Le gel hydro-alcoolique n’est utile que si l’on ne dispose pas de point d’eau.
  • I Distanciation sociale : rester à deux mètres ou plus des autres personnes, « salutations sans contact », évitement de tout contact physique, spécialement avec les personnes les plus fragiles.
  • I Port du masque en collectivité / en extérieur : très important, à moduler selon les cas, voir ci-dessous.
  • I Protégez les personnes à risque (personnes âgées, femmes enceintes, malades, fragilités pulmonaires) : tenez-vous très éloignés d’elles, évitez les espaces communs. Ne rejoignez pas vos parents âgés à la campagne sans précautions drastiques, vous leur faites courir un risque mortel.
  • I Fermer le couvercle des toilettes : le virus étant présent dans les fèces, et les chasses d’eau produisant une aérosolisation par laquelle une transmission est possible, il est indispensable en collectivité de refermer le couvercle des toilettes avant de tirer la chasse (Pr P-J Raybaud).
  • I Éternuer « dans son coude » ? à ne faire qu’en absence de mouchoir : Si, faute de mouchoir en papier, vous éternuez dans votre coude pour protéger votre entourage, et que vous êtes porteur du virus, vous allez contaminer votre vêtement, puis vos mains la prochaine fois que vous croiserez les bras : changez de vêtement dès que possible, et lavez vous les mains.
  • I Pause déjeuner : individuelle. Pas de repas en commun, car il est assez difficile de porter un masque en mangeant 😉
  • I Utilisation exclusive de moyens de transport individuels (pour ceux qui vont travailler ou ont à se déplacer). Port indispensable du masque si vous êtes plusieurs dans le même véhicule, inutile si vous êtes seul.
  • I Suppression des circonstances à risque : tout rassemblement non essentiel comme repas entre amis, cinémas, concerts, etc. Évidemment. Pour les autres (culte, enterrements) : ce qui est important, ce sont les distance de sécurité, maintenez 2 mètres (en France, pas plus de 20 personnes).
  • P Éviter de se toucher les yeux, le nez, ou la bouche : ce n’est pas facile du tout, tellement nous avons l’habitude de le faire ! Pour diminuer le risque, lavez vous les mains souvent.
  • P En collectivité, désinfection régulière des objets d’usage courant (claviers, souris, téléphones, smartphones, poignées de portes, etc). L’alcool à 90 (éventuellement légèrement dilué pour atteindre 70°) est parfait. Une solution javellisée aussi, mais moins pratique.
  • P Prendre l’air reste une très bonne chose pour le moral et la santé : veillez à le faire seul. Le maintien d’une très large distance de sécurité est facile : calez-vous sur 10 mètres. En France, pas plus d’1 km de chez vous, et pas plus d’une heure.
  • P Quand vous faites vos courses alimentaires : veillez au respect des distances. Privilégiez les commerces recevant peu de clients à la fois (les commerces de proximité, spécialement). Vous trouverez la liste des commerces ouverts sur cette carte, il y en a beaucoup ! (Certains marchés sont désormais interdits (24/03). Tenez-vous éloigné des personnes ne portant pas de masque. Lavez vous les mains en rentrant, bien sûr. Lavez soigneusement tout aliment « à risque », notamment les fruits et légumes, exposés à ce que tout le monde les touche, à l’eau claire (chaude si possible). Préférez les paiements par carte plutôt que le liquide (support possible de virus). La contamination par un virus que vous auriez ramené sur vos chaussures est possible, mais ce risque est très faible : si vous n’êtes pas rassuré, mettez une serpillière javellisée dans votre entrée, et changez de chaussures pour sortir. La contamination par un emballage alimentaire est possible, mais ce risque est également très faible : si vous n’êtes pas rassuré, laissez votre panier de courses dans un coin de votre appartement, et n’y touchez pas avant le lendemain. Il n’est pas absurde de se munir d’un mouchoir imbibé d’alcool pour ouvrir les portes des vitrines réfrigérées des magasins, par exemple : vous vous protégez, et vous protégez les autres. S’il y a une caissière, remerciez-la du regard : pour vous, elle prend des risques.
  • P En vue de renforcer votre résistance naturelle, privilégier une saine hygiène de vie : dormir régulièrement, alimentation saine, aération de votre logement, vitamine C, D et fortifiants divers si nécessaire en vue d’une meilleure immunité. Les huiles essentielles : laurus nobilis, tea-tree, ravinstara ont un effet virucide. Pour garder le moral : téléphoner et écrire à nos anciens et nos proches, lire, dessiner, faire de la musique, chanter des symphonies, positiver, méditer, procrastiner, philosopher avec son bouquiniste, applaudir les soignants, apéro à la fenêtre, etc. Ce ne sont pas les idées qui manquent 😉
  • P Protégez vos mains, car elles vous protègent. Notamment pour ceux qui font des travaux manuels, le port de gants de travail est utile pour éviter ampoules et coupures, portes d’entrée éventuelles du virus.
  • P Contournez les sorties d’air conditionné, qui rejettent dans les rues l’air intérieur de certains bureaux/sociétés, souvent au raz du sol. Les climatisations peuvent transmettre des germes.
  • P Persévérer ! Au fil des jours de confinement, le comportement naturel est de « baisser la garde ». C’est justement dans la durée que s’inscrit cette politique de protection et de confinement. Il faut tenir bon !

En France s’appliquent des mesures de confinement, qu’il faut respecter, hors cas de dérogations prévues. Le confinement a un inconvénient : si vous êtes confiné avec des malades, vous avez toutes les chances d’attraper aussi la maladie (d’ou l’impératif des mesures ci-dessus). Les mesures de confinement sont suspendues depuis le 11 mai.

En France, pour tout déplacement personnel, munissez vous de votre déclaration de déplacement dérogatoire (une pour chaque déplacement). Pour tout déplacement professionnel, le seul justificatif de déplacement professionnel suffit désormais (depuis le 23/03), sauf pour les non-salariés, pour lesquels il faut la déclaration dérogatoire. Vous trouverez ces documents à télécharger sur le site du ministère de l’Intérieur. Depuis le 06/04, elle est aussi disponible sur smartphone. Cette obligation est abrogée depuis le 11 mai. Elle est remplacée par une restriction de circulation de 100 kms, au delà de laquelle il faut un justificatif formel.

Point particulier : le port des masques

Mise à jour 17/05

Si en début de crise, le port du masque nous est apparu comme une nécessité évidente, en fin de crise, il l’est beaucoup moins. Il demeure raisonnable de s’en munir lors de circonstances à risque (fréquentation longue de lieux à forte densité de population), mais son port dans les circonstances habituelles de l’existence est désormais une précaution excessive.

La période d’incubation du virus pouvant aller jusque 14 jours, les symptômes pouvant être bénins, et la durée moyenne de portage étant de 20 jours, personne ne peut savoir à l’instant T s’il est contaminé ou pas. La majorité des cas de contamination serait d’ailleurs causée par les cas bénins (Université de Columbia). La nécessité du port du masque dans beaucoup de cas est donc une évidence.

Donc, pour tous ceux qui sont confinés en collectivité (avec plusieurs personnes), il y a deux cas à prendre en compte.

  • Soit votre collectivité ne comprend aucune personne à risque (personne âgée spécialement) : si vous ne portez pas de masque, la contamination de votre collectivité risque d’être complète, et vous risquez ainsi d’augmenter la contamination autour de vous : aussi dans ce cas, le port permanent du masque est très vivement recommandé tant que pèse une suspicion de contamination. Il ne vous restera plus qu’à vous soigner à la maison, quand tout le monde sera malade, et ce n’est pas drôle du tout.
  • Soit elle comprend des personnes à risque, sur lesquelles votre présence fait peser un risque potentiellement mortel : dans ce cas le port permanent du masque est indispensable.

Par ailleurs, pour tous ceux qui se rendent en extérieur :

  • Dès lors que vous êtes susceptible de rencontrer d’autres personnes (courses, notamment) : dans ce cas, le port du masque est indispensable afin de protéger les autres, car vous ne savez pas si vous êtes contaminé.
  • Lorsque vous êtes dans un véhicule avec d’autres personnes (à éviter le plus possible) : dans ce cas, le port du masque est indispensable
  • Lorsque vous êtes seul : dans ce seul cas, le port du masque est inutile.

La France ne disposant pas de la capacité à fabriquer des masques, ni de stock important, et les masques haute performance (type FFP2 et FFP3) étant à réserver prioritairement aux services de santé, qui en faisant leur devoir, prennent de grands risques pour nous soigner, vous pouvez réaliser des masques par vous-même. Il y a pléthore de tutos : CHU Poitiers, CHU Grenoble, LCI, Ville de Comines, FR3, NIH (USA), et même AFNOR (30/03). Ils ont une efficacité comparable à celle des masques chirurgicaux, avec l’avantage de pouvoir s’entretenir facilement (désinfection une fois par jour, soit au fer chaud, soit au sèche-cheveux (débit min, chaleur max), soit lavage à la machine). De même que les masques chirurgicaux, ces masques ne vous protégeront pas parfaitement d’un contact prolongé avec un environnement fortement contaminé, car ils ne filtrent pas totalement les très petites particules virales venant de l’extérieur. Mais ils vont être très efficaces pour protéger votre entourage des contaminations émises par vous, permettant de stopper la plupart des gouttelettes de taille importante, postillons et toux. Portez ces masques dans vos déplacements à l’extérieur (courses, notamment). Cette video explique comment les mettre et les enlever.

Les symptômes de la maladie

Les symptômes les plus fréquents du Coronavirus sont :

  • une température supérieure à 38,1°C
  • une toux sèche

Les symptômes les plus caractéristiques : l’essoufflement, et l’anosmie et/ou agnosie perte de l’odorat et du goût).

Autres symptômes fréquents : courbatures, douleurs musculaires, frissons, fatigue intense, maux de tête, rhume, boutons et rougeurs de peau.

La maladie a un caractère très fluctuant, les malades passant par des hauts et des bas, très déstabilisants. La guérison intervient en 5 à 25 jours en règle générale, mais la toux peut persister plusieurs semaines (Dr Partouche).

Attention, après guérison, vous êtes toujours contagieux pendant une semaine (Dr Marre).

Ce qu’il faut faire si vous êtes atteint :

Mise à jour 30/04

Au début de l’épidémie, il était recommandé de ne contacter votre médecin qu’en cas de problème respiratoire, afin de ne pas surcharger le système de santé.

Actuellement, le système de santé n’étant plus débordé, prenez contact avec votre médecin dès les premiers symptômes : comme la plupart des maladies, plus la prise en charge est précoce, et meilleures sont les probabilités de guérison rapide.

« Jusque là, tout va bien », même si vous aviez tous ces symptômes, votre situation ne serait pas alarmante, hors pathologie pré-existante. Maintenez seulement le contact avec votre médecin habituel. Afin de ne pas engorger les urgences, ce n’est qu’en cas de difficulté respiratoire ou d’essoufflement, signe que le virus a atteint vos poumons, qu’il faut alors contacter le 15. Pour vous aider à déterminer votre situation, le site maladiecoronavirus.fr a mis en ligne un test qui précisera votre cas, en 24 questions.

Test en ligne sur maladiecoronavirus.fr

Infographie Le Monde

 

Retour d’expérience et nouvelles de l’équipe

Deux personnes de notre équipe (âge compris entre 35 et 45 ans) ont été atteintes.

La maladie passe par des phases de rémission apparente, puis des phases de rechute, c’est très déstabilisant;

Pendant la maladie, il est quasiment impossible de travailler, sauf dans des périodes très courtes (1-2 heures), tellement elle met « KO ».

Nouvelles de Caroline : Caroline a été coronavirusée début Avril. Confinée avec son mari, ils sont devenus tous deux malades (mais on ne sais pas qui a contaminé l’autre !). La maladie a nécessité un passage aux urgences le WE du 19/20-05. Atteinte de la forme longue de la maladie, elle a repris le travail ce 21 mai, dans l’enthousiasme !

Nouvelles de Julian : Julian a repris le travail le 14/04, et il est actuellement en excellente forme. Cool !

Comment font les autres pays ?

Il est bien connu que les Anglais ne font jamais rien comme tout le monde, aussi, Boris Johnson (comme Emmanuel Macron ?) a choisi au départ l’option de l’immunité de groupe, dont vous trouverez une explication très claire et très intéressante dans cette vidéo. Vous saurez tout sur le R0.

Taiwan, et Singapour, ont choisi des politiques high-tech, avec de bons résultats.

Nos amis Suisse, également, ont choisi une politique différente, avec un pragmatisme certain.

La Suède a choisi de ne pas rendre le confinement obligatoire, avec des résultats plutôt bons.

Un point de situation remarquable sur la situation mondiale est tenu par le Gal Delawarde.

L’Allemagne a obtenu d’excellents résultats, qui s’expliqueraient par son bon taux d’équipement, et sa politique de test. A noter que sa politique de confinement est plus souple qu’en France, et qu’ils préconisent deux mètres de distance entre les personnes.

Les résultats de la France sont mauvais : nous serions les 4° au monde, dans l’ordre de la gravité.

Les chiffres et études statistiques au sujet du Coronavirus sont à prendre avec prudence, la plupart d’entre elles émettant des points de vues contradictoires. Elles sont souvent exploitées abusivement par les medias, et il faut remonter aux méthodologies pour avoir une idée exacte de ce qu’elles mesurent et des conclusions possibles.

Pas facile d’être un responsable national à l’époque d’une grande épidémie…

Lectures utiles et matières à réfléchir (entre autres)

Ce qu’il faut savoir sur la COVID Alexandra Henrion-Caude, IEP Montalembert, Youtube 3/05/20

Confinement : le débat interdit Libération Jean Quatremer 30/04/2020

Nous entrons dans une nouvelle guerre froide qui pourrait marquer notre sortie de l’histoire Figarovox PH d’Argenson, 28/04/20

La leçon des épidémies courtes Pr Raoult 21/04/20

Rencontre Macron-Raoult : science abstraite ou soin concret ? Strategika 15/04/20

Coronavirus : Recul de l’épidémie à Marseille Point de situation par le Pr Raoult au 14/04/20

Covid-19 – Pourquoi ils sabotent le traitement à la chloroquine Mediapart 10/04/20

Vivre un monde où plus rien n’est humain, où l’homme est un masque ? Hervé Juvin, 10/04/20

Point de situation mondial sur l’épidémie Gal Delawarde, Réseau International

Première chronologie de l’émergence du Covid-19, La vie des idées, Pascal Marichalar, 25/03/20.

Hydroxychloroquine : comment la mauvaise science est devenue une religion. Blog de Jean Dominique Michel, 24/03/20

Dépister et fabriquer des masques, sinon le confinement n’aura servi à rien, Reporterre, Gaël Giraud, 24/03/20

Covid-19, fin de partie ? Blog de Jean Dominique MICHEL, 18/03/20 (et nombreux autres articles documentés)

Coronavirus, analyse des données épidémiques dans le monde : diagnostiquer doit être la priorité, intervention du Pr Raoult du 17/03/20.

Résultats de l’essai clinique réalisé à l’IHU Méditerranée-Infection à Marseille, présentation du Pr Raoult du 16/03/20

 

Et signalons quelques news sympa, drôles, ou belles :

#discipline

#solidarité

#réflexion

#sang froid